
JUILLET 1926
3 juillet
De retour après une tournée dans les villages. Nous n’avons pas pu continuer car j’ai attrapé une fièvre. Les villages sont partout démolis et présentent une image lamentable. Nous sommes contents d’être de nouveau rentrés.
4 juillet
La réunion paroissiale annulée. Désordre total qui règne.
AOUT
21 août
Rien de spécial à noter. Nous avons envoyé des messages dans les villages disant que tous ceux qui veulent revenir sont les bienvenus, mais ils sont sont tellement occupés par la reconstruction des villages et c’est aussi la saison de défrichage et ainsi ils n’ont pas le temps de venir. Il y a aussi eu changement d’administrateur. Le paganisme semble revenir et la lutte pour les âmes est grande. Les vieux continuent à nous éviter. Tout ce qu’ils veulent, c’est l’argent. Mais les cadeaux ne vont pas les sauver. Ils viennent pourtant souvent à notre dispensaire, surtout pour les plaies.
31 août
Journée importante. Notre enseignant Joseph Mby est parti participer au cours de Musana. Pendant que j’ai été ici il s’est très bien comporté. Nous espérons que ses études à Musana seront utiles pour la cause de Dieu.
SEPTEMBRE
17 septembre
Cette nuit le léopard qui a été vu dans les alentours a pris notre chien Flory, qui se trouvait devant la maison des serviteurs.
OCTOBRE
2 octobre
Les gens sont venus le matin annonçant qu’ils avait réussi à tuer le léopard pendant la nuit. C’était pour nous tous une grande joie, surtout pour les gens de Loukabou qui ont été les plus attaqués, et qui ont même été accusés de l’héberger.
4 octobre
Préparatifs de notre départ. Dans l’après-midi, j’ai eu la fièvre.
6 octobre
Les porteurssont venus. Mon corps est faible. La fièvre continue. Mais nous devons partir.
Nous laissons maintenant ce lieu. Ce qui a été fait nous l’avons fait devant le Seigneur. Notre souhait, c’est qu’Il donne sa bénédiction à tout. Que Son nom soit loué.
Berner Ålin
DECEMBRE
10 décembre
Vers 5 heures, les Nilsson sont arrivés. La station a donc été sans missionnaires pendant plus de deux mois. A Matadi, nous avons rencontré les Ålin autour du 1er novembre. La route a été longue et il nous a été difficile de trouver des porteurs. Quand nous sommes passés par N’Tima, l’administrateur n’était pas là. Mais sa femme nous a accueillis avec beaucoup de gentillesse, elle nous a donné à manger le soir le lendemain matin avant notre départ. Le dernier jour de notre voyage, nous avons rencontré l’administrateur M Vinet. Il avait l’air sympathique. Il venait de s’occuper d’un féticheur qui avait détruit un œil d’une femme dans le village à côté (Gango). Il nous a demandé si nous n’avions pas l’intention d’ouvrir une école et si nous ne voulions pas former quelques menuisiers.
Les villageois, partout où nous sommes passés le dernier jour semblaient content de nous revoir. Plus nous approchions de la destination, plus on exprimait sa joie de nous voir. De chaque village, on nous accompagnait en cours de route pendant de longues distances, en courant. A Gango, nos anciens travailleurs nous ont rejoints pour porter le kipoy de maman Olga et le faire arriver jusqu’à Loubetsi, tandis que nos anciens écoliers couraient à côté en chantant et en sautillant.
Arrivés à la station, nous étions accueillis par ceux qui durant notre absence y avaient demeuré. Ils se tenaient debout le long de l’allée et ils nous accueillaient en chantant.
La station nous paraissait si petite par rapport aux grandes stations de Kolo et Indo que nous avions vues. Tout près des maisons, quelques petits arbres ont poussé vers l’ouest, ce qui cache la vue et donne une impression de renfermé.
14 décembre
L’enseignement de christianisme qui avait été non existant depuis le départ des Åin a recommencé. Une quarantaine d’enfants se sont présentés.
Le travail de défrichage et de sarclage dans la cour devant les maisons a commencé. Et on continue le travail de planter des bananes. dans le champ préparé par Ålin. En plus, on a commencé à sarcler la plus ancienne plantation de bananes, qui semble toujours viable. Il y a environ mille « nkunsa » que nous utilisons pour couvrir le toit de la maison en briques.
19 décembre
Jour de paie. Un immense marché. Les gens n’arrivent pas à tout acheter. Heureusement, nous allons bientôt fêter Noël, et ainsi nous pouvons faire de grands achats à cet effet. Le reste sera mangé par les bêtes.
Dans l’après-midi, une réunion paroissiale. Beaucoup de cas de péché….. Il est regrettable que l’on pense souvent qu’on peut vivre en chrétien à la station, et puis en païen au village. C’est important de leur faire comprendre que la grâce de Dieu leur suffit au village aussi.
Même si leur façon de revenir dès qu’il y a eu changement de pasteur responsable à la station me paraît comme une manifestation, nous n’avons pas le courage de repousser ceux qui viennent pour demander d’être restitués. L’avenir montrera s’ils sont sérieux.
20 décembre
Prédication par Nilsson et Mawungu.
21 décembre
Les travaux de l’intérieur de la chambre d’Eva Andersson ont commencé. Heureusement, les anciens ouvriers du « kampi » sont revenus demander du travail. Il y aura certainement beaucoup de travail pour eux ces jours-ci.
25 décembre
Les cloches ont sonné à 4h30 du matin. Le temple était plein de monde calme et sérieux. Mawungu a expliqué le message de Noël pour eux après quoi Nilson a parlé de la nécessité de croire en Jésus.
Le matin à 10 h, il y avait un petit culte. Nous n’étions pas nombreux à la Sainte Cène.
Pas de baptême cette année-ci. Non pas à cause de manque de candidats, mais parce que la situation était difficile à connaître au bout de seulement quelques semaines ici.
27 décembre
L’école continue sans arrêt car elle n’a pas fonctionné pendant longtemps durant le dernier trimestre.
P. Alg. Nilsson